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15 janvier 2008 2 15 /01 /janvier /2008 21:09

Jacques Gamblin et Kad Mérad étaient les invités de Thierry Buffetaud le 22 avril 2005 sur Gold FM. C’est à l’occasion du tournage du film de Renaud Bertrand « les irréductibles » qu’ils étaient interviewés. En effet ce film est entièrement tourné à Libourne et dans le Libournais, il est  sorti dans le premier semestre de l’année 2006. 

Extraits des interviews :

 

-Thierry Buffetaud : Qu’est-ce qui vous a plu dans le scénario des « irréductibles » pour accepter de faire le film :

 

-Kad Mérad : J’ai bien aimé l’histoire de cette comédie sociale qui comme les comédies Anglaises du type « The full monty » raconte une histoire avec des gens normaux qui subissent un licenciement brutal et doivent vite réagir. Ils décident de passer le bac parce-que maintenant il n’y a plus que ça. C’est une forme de drame traité comme une comédie et j’aime cette idée. J’aime bien Renaud Bertrand, le réalisateur, il a du talent.

 

-Jacques Gamblin : C’est un projet généreux, c’est un projet qui a du cœur, qui raconte l’histoire de ces gens qui prennent leur destin en main. Mon personnage ne veut pas perdre d ‘énergie à perdre du temps dans cette horreur qu’est le chômage. Il se retrouve à l’A.N.P.E où on lui demande ses diplômes et il n'en a pas. Il a eu un enfant jeune et il a travaillé en usine avant de terminer son bac. Il a donc un fils qui a 17 ans qui passe aussi son bac. Mon personnage revoie sa propre histoire, il veut donc encourager son fils et s’inscrie au bac à son tour.  J’aime cette histoire pour son côté dérisoire.  Il veut finir une histoire qu’il a commencé il y a 20 ans. Plein de gens vont se reconnaître dans ce film qui est drôle et qui a du cœur.

 

-Thierry Buffetaud : Vous connaissiez Libourne et le libournais ?

 

-Kad Mérad : Peu, je suis déjà venu du côté de Bordeaux que je connais pour y avoir présenté des films. Libourne, St Emilion, je découvre. Nous sommes dans une région sympathique entourée de vignes, de bons vins et de gens sympats.

 

-Jacques Gamblin : Ici, c’est agréable, quand on tourne à l’étranger ou en province c’est toujours bien, on est au vert. Moi je vie à Paris pour le boulot mais c’est tout de même une ville transitoire entre un train et un avion… Je ne suis pas un citadin donc ici à Libourne je suis bien. Je suis né à Grandville une ville de 13 000 habitants, je me retrouve bien dans ces villes moyennes. En ce qui concerne la région je suis fasciné de voir comment les gens parlent du vin… Le soir on prend parfois un peu de temps pour des dégustations et je voie comment on regarde le vin, on le sent, on est au cœur de la chose. Chez moi c’est différent, on y produit du cidre. J’aime le vin mais je n’y connais pas grand chose alors ici j’apprends. Je me dis aussi qu’il faut mettre « la pédale douce » et ne pas trop en consommer tout de même.

 

-Thierry Buffetaud : En dehors de ce tournage qu’elle est votre actualité ?

 

-Kad Mérad : Je serai dans « un ticket pour l’espace » que je viens de terminer avec Olivier. Il sort en février 2006. Nous l’avons écrie avec Julien Rappenau. Je vais tourner avec Pierre François Martin Laval, des Robins des Bois, je vais être plus présent au cinéma et j’en profite.

 

-Jacques Gamblin : Il y a le projet « des brigades du tigre » avec Guillaume Depardieu et beaucoup d’autre comédien. C’est un scénario original et je jouerai le gangster Bonnot. Je serai dans « L’enfer » de Tanis tanovic et dans « Nos retrouvailles » avec Gaspard Ulliel.

 

-Thierry Buffetaud : merci

 

  

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14 janvier 2008 1 14 /01 /janvier /2008 10:19

undefinedMano Solo était l’invité de Thierry Buffetaud le 4 juin 2005 dans le cadre du magazine Sold FM sur Gold FM 103.3. Il donnait le soir même un concert dans le cadre du festival « Musiques à pile ».

 

Thierry Buffetaud : Mano Solo vous êtes présent au festival « Musiques à pile » pour un concert dans le cadre de votre tournée. Le directeur artistique de cet événement me disait combien il est satisfait de vous recevoir. Pour lui vous correspondez à l’idée qu’il a d’un artiste, en effet on ne vous voie pas forcément à la télévision et vous êtes « un chanteur à texte » J’imagine que ça vous fait plaisir d’être attendu…

 

Mano Solo : oui, bien sur. En écoutant ça je me disais que les gens sont tous pareil et qu’il y a deux mondes qui s’ignorent, ce discours là je l’entends très souvent et c’est bien pour moi sinon je ne jouerai pas. Il y a ce que l’on voie dans les médias et il y a la vraie vie. Vous ne vous rendez pas compte dans des petits festivals comme celui ci que c’est vous qui me faîtes travailler depuis le début et qui faîtes travailler plein d’artistes. Les grands médias sont complètement coupés de la réalité, finalement la réalité c’est vous avec ce festival ici en m’invitant moi et les autres artistes présents. Il y a des dizaines de groupes qui remplissent les salles dans ce pays, que les radios ignorent et que les télés ignoreront longtemps.  Finalement chaque fois que l’on me dit ça je me marre parce que les gens ne savent pas qu’ils sont dans la vérité. Les médias sont dans un monde qui tourne en rond, c’est un monde ou tu as 150 artistes que l’on retrouve en permanence et ça tourne en boucle. On doit toujours préciser que l’on n'en fait pas parti, on ne devrait même pas en parler. Ca devrait se passer dans l’autre sens, on devrait me demander si je ne veux pas aller dans le monde des cons. J’ai souvent envie d’y aller…Enfin que l’on m’accueille comme ça pour moi c’est récurent mais la vérité de ce qu’il se passe en France, elle est ici et elle est dans tous les autres festivals. Un groupe comme « Louise Attaque » avant qu’il est vendu 2 millions d’album il a joué ici comme dans tous les coins de France mais les médias les ont découverts tard. Les médias sont souvent en retard et ne proposent rien, ils ne font que répondre à une certaine offre qu’ils pensent rentable. Il y a quand même France inter qui me fait aussi exister.

 

Thierry Buffetaud : Dans ce festival les membres du groupe « Debout sur le zinc » me disaient hier qu’ils remplissent les salles sans passer souvent à la télé ou à la radio parce-qu’ils sont sincères dans leur musique et qu’ils tournent depuis plus de dix ans, vous en pensez quoi ?

 

Mano Solo : C’est à dire que les artistes que l’on voie à la télé sont de purs produits pour la plupart, des compromis en permanence, des représentations, des parcours fléchés. La star académie se sont des sportifs, de ce point de vu ils chantent comme des dieux. Ils chantent super bien ces gamins, ils chantent 100 fois mieux que moi. C’est une performance sportive, mais ce n’est pas ça être un artiste, être un artiste c’est avoir quelque chose à dire. C’est se lever le matin et avoir envie de communiquer, c’est ma définition de l’artiste. Il faut que ça soie vitale de dire quelque chose à l’humanité, après on peut voir aussi un ébéniste qui peut fabriquer quelque chose de non utile pour la beauté ou parce-que ça exprime quelque chose de profond, rien à voir avec les performances vocales que l’on nous vend partout. Les performances vocales de ces chanteuses que l’on entend depuis ces 20 dernières années comme Céline Dion et compagnie sont des performances de grandes sportives.

 

 

 

 

Thierry Buffetaud : Dans votre dernier album « les animals » il y a une chanson qui ma touché « le vent »   « un jour j’aurai mon petit grand soir, je rejoindrai les partisans de ceux qui ont de l ‘amour pour la vie… » Vous pensez que c’est un des problèmes majeurs de nos sociétés, d’oublier l’essentiel : l’amour pour la vie.

 

Mano Solo : C’est le propos de l’album « les animals » ce n’est pas nouveau, il traite de l’individualisme. La vie est là pour que l’on ne s’embête pas, plus ça va plus cette société enferme les gens dans des problèmes matériels. Depuis que je suis petit j’entends dire qu’un chômeur doit avoir les boules d’être au chômage. Pourquoi ? Il n’y a pas de fatalité si on est combatif. On serine ça aux gens et on les enferme dans une position d’avoir une identité de victime du système. On leur a tellement dit qu’ils sont éjectés de la société lorsqu’ils sont au chômage que quand ils y sont, ils se sentent exclus. Tout çà c’est du bourrage de crane, un chômeur une fois qu’il a cherché du boulot il a toute sa vie pour préparer autre chose, pour se cultiver, pour offrir quelque chose aux autres, construire… Moi je n’ai pas une solution pour les sortir de cette situation, je n’ai pas de recette miracle mais c’est au niveau de l’inconscient politique qu’on colle dans la tête des gens. Le plaisir de vivre il passe par le poignons et les loisirs, ce qui est débile. Finalement le mec qui n’a pas de quoi se payer des loisirs  il se dit: je n’ai même pas le plaisir de vivre, c’est con. Il y a plein de gens qui ont fait des choses miraculeuses alors qu’ils n’avaient aucune culture ni aucune fortune. On dit aux gens qu’il faut de l’argent, on leur parle de carrière depuis qu’ils sont tout petits. Depuis qu’ils sont gamins on leur dit attention mon pote si tu ne bosses pas à l’école tu ne feras pas carrière. T’as ceux qui veulent des nikes et ainsi de suite. Quand ils ont 20 ans et qu’ils sont au chômage c’est dramatique, ils ne peuvent pas se payer la voiture qu’il faut avoir à ce moment là. Ils vont se faire des complexes de la mort, c’est une éducation de merde que l’on donne aux gens, une éducation pétainiste.

C’est comme ce gouvernement « Sarkozy »qui a commencé par stigmatiser les gitans. Ils ont parlés des gens du voyage qui occupaient illégalement des terrains privés…La première baston de Sarkozy quand il est arrivé au pouvoir. Il a tapé sur des faibles, des gens qui ont personne pour les défendre, ils n'ont aucune représentation. A ce moment là on a entendu des députés qui se lâchaient avec des trucs de bof! « ah ouai, leurs belles Mercedes comment ils se les payent… » et ainsi de suite. C’était du racisme d’état anti-gitan. Je ne suis pas gitan mais on ne gouverne pas en appuyant sur les plus faibles. Et quand Sarkozy déboule à Perpignan : attention, ça ne va pas se passer comme çà, je veux du calme d’abord et on discute ensuite. Comme si c’était un discours démocratique, c’est du totalitarisme, c’est noir sur blanc. Du calme d’abord, on discute ensuite, si il veut Monsieur. Ils passent leur vie, le gouvernement, a monté les catégories sociales les unes contre les autres, le privé contre le public…On  a fait que monter les Français contre les Français, diviser pour mieux régner.

La meilleure c’est l’histoire des intermittents, moi je ne suis pas intermittent, je suis chef d’entreprise, sinon je me serai défoulé. Je suis mon propre tourneur, je pourrai l’être parce-que j’ai plusieurs casquettes mais je m’en moque. Quand je viens ici en tournée, déjà j’embauche 20 personnes, alors que l’on ne me traite pas de parasite. Je paye donc des charges sociales pour 20 personnes, ici des gens sont embauchés, du matériel est loué, des pompiers s’occupent de la sécurité, des imprimeurs font des affiches… C’est fou tout ce qu’un spectacle rapporte en charges sociales. Et moi on me traître de parasite du régime générale alors qu ‘en venant ici je génère beaucoup d’argent en charges sociales. Alors que le baron de Sellière ne vienne pas me traiter de parasite. Je n’accepte pas les amalgames à la con. On dit n’importe quoi aux gens et après ils le croient. Et personne ne vient contredire ces choses et dire la vérité comme je viens de le faire.

 

Thierry Buffetaud : C’est un peu le même décalage que celui dont nous parlions en début de cette interview.  La chanson française ne se limite pas à ce que l’on voie à la télé, pour la politique c’est la même chose.

 

Mano Solo : C’est le même chose, le discours que l’on entend est complètement incohérent, ils nous ont fait peur avec le « non » à la constitution européenne. Aujourd’hui, ils en sont à chercher ce qui pourrait se casser la gueule pour prouver qu’il ne fallait pas voter non. C’est délirant, alors on se dit que la France aura moins de pouvoir au parlement. Ca veut dire que la France voulait avoir une parole prédominante en Europe et ce n’est pas démocratique. La droite essaie de trouver des justifications à toutes les frayeurs qu’elle a énoncé.

 

Thierry Buffetaud : La tournée ce sont 10 musiciens sur scènes, des ambiances différentes, avec l’interprétation des titres  de l’album « animals »

Il faut signaler 1 titre dans l’album avec les « têtes raides »

 

Mano Solo : J’avais envie d’inviter des potes à moi, ils y avaient qu’eux pour jouer ça bien.

 

Thierry Buffetaud : Donc en tournée depuis quelques mois avec ces musiciens, quels sont vos impressions à vous, j’en ai que de bons échos.

 

Mano Solo : La tournée, elle est un peu folle et elle me fait un peu peur, en plus c’est la première fois ou je tourne l’été, d’habitude je fuie les festivals. Je n’aime pas les grosses consommations, ça doit être mon petit ego qui souffre de savoir que les gens ont vu 4 concerts avant moi et qu’ils sont fatigués. Ce n’est pas dans les festivals que j’ai le plus plaisir à jouer. L’écoute n’est pas la même dans ce cadre que dans un concert. Les gens sont mouvants dans un festival, il ne reste pas forcément, ça circule. Ils boivent beaucoup, il y a des endroits ou la buvette est plus grande que la scène et tout le monde est bourré. Quand tu as     4 000 mecs bourrés devant toi qui hurlent en permanence entre les morceaux, tu ne peux même pas en placer une tellement qu’ils hurlent. Tu te demandes si il y en a 2 qui t'écoutent, bon parfois c’est bien aussi…

 

Thierry Buffetaud : En même temps le principe du festival permet à des artistes moins connus de se faire connaître, Edgar votre première partie ce soir est certainement content de jouer avant vous.

 

Mano Solo : Je ne veux pas cracher sur le principe des festivals, moi-même j’ai fait des premières parties de mecs importants dans ce type d’organisation. Je te parle d’une position un peu égocentrique.

 

Thierry Buffetaud : L’impression d’être diluer dans un programme chargé ?

 

Mano Solo : Houai, J’aime bien que l’on fasse attention à moi…

 

Thierry Buffetaud : Vous êtes un artiste complet, vous en êtes ou de votre activité de peintre ?

 

Mano Solo : Je ne peint plus, Il y a quelques années j’ai fait une expo véritable et quelques petites. A l’époque la peinture ça se passait dans la rue et les boites de nuit, c’était de la peinture de performance. Nous étions un groupe de peintre, on peignait en faisant du rap, dans les années 80.

 

Thierry Buffetaud : Dans votre dernier album, on trouve des influences d’Amérique du sud, d’Espagne, du ska…vous avez travaillé comment l’aspect musical.

 

Mano Solo : En pensant à la scène, j’avais envi de faire des concerts donc j’ai composé en pensant à la tournée. Je voulais me faire plaisir et faire un concert le plus nouveau possible.

Il fallait des trucs dynamiques et pas chiant. En plus j’ai de très bons musiciens avec qui je peux tout me permettre. Mon spectacle est un grand bal, nous faisons dans la tradition française qui est de piller dans les musiques du monde entier. Le seul truc qui est français dans l’accordéon c’est la façon de jouer le musette, sinon ce n’est pas un instrument français. Il y en a en Inde, en Amérique du sud, dans le monde entier il y a des accordéons. J’ai vu un film où l’on voie un petit mongol jouer de l’accordéon, c’est classe. Pourquoi se priver quand on a cette richesse sous la main, c’est une façon de voyager gratos, tu dis à un musicien fait moi Tombouctou, il le fait, c’est comme çà que ça marche. L’album je l’ai pensé du début à la fin sur des machines, du pur Mano Solo, sur les autres les musiciens m’ont aidés à sublimer les morceaux. J’ai tout écrie sauf l’accordéon. 

 

Thierry Buffetaud : Vous avez le temps de penser à un nouvel album pendant cette tournée…

 

Mano Solo : Non, je ne sais même pas ce que je vais faire, je pense re-penser ma façon de proposer de la musique. Les gens ne sont plus intéressés par l’achat de disque, je considère donc que c’est une perte de temps de passer un an à préparer un disque si personne ne l’achète. Pour faire un bon album il me faut du temps et des moyens. Je n’aime pas faire du studio et passer des heures à travailler des sons. J’adore être sur scène. Je vais m’adresser au public autrement et gagner ma vie autrement. Je vais leur vendre des mp3 ou de l’audio visuel mais je ne sais pas comment. Je réfléchie à faire autre chose moi aussi puisque les gens changent. Il ne faut pas rester comme des dinosaures à se plaindre jusqu’à ce que l’économie s’écroule. Ca ne sert à rien de diaboliser les internautes, même si c’est vrai qu’ils sont entrain de  tuer la diversité. Il y a des maisons de disque qui ont fait sortir des gens comme moi, comme Noir Désir, Les Négresses vertes…Tous ces gens que l’on prend pour des rebelles viennent des maisons de disque. Un mec comme Renaud n’aurai jamais existé sans les maisons de disque. Tous les chanteurs français qui avaient un peu de discours « rebelle »ont eu besoin comme moi de ces gens là. J’étais content quand une multinationale a misé 2 millions sur mon premier album alors que j’étais inconnu sauf dans quelques bistrots de Paris. Je ne leur rapporte pas grand chose aujourd’hui mais il me garde encor, c’est pas mal. J’étais en fin de contrat et le patron m’a dit que ça l’intéressé de travailler avec moi. Ce ne sont pas que des pourris comme on peut s’imaginer. Ce sont des gens qui génèrent  la création et grâce à l’argent qu’il gagne sur Lorrie et tous les autres, ils me font vivre.  Ils sont commerçant mais pas mécène, pas des enfoirés mais des commerçants. Comme le boucher ou le pâtissier mais on ne va pas télécharger la viande.      

 

Thierry Buffetaud : Il y a aussi des artistes que l’on ne voie pas, comment les découvrir ?

 

Mano Solo : J’en ai aucune idée mais Internet ne change rien. Internet, c’est comme en médecine on trouve que ce que l’on cherche. Si l'on a pas tapé un nom on ne trouvera pas et les sites de découverte doivent être promus. Les promus seront ceux des majors. Internet sera diffuseur mais ne produira pas et qui va produire demain ?

 C’est la question que je pose aux internautes qui téléchargent.

 

Thierry Buffetaud : et le cinéma…

 

Mano Solo : je n’attends que çà, de travailler pour le cinéma. Je ne comprends pas que l’on m’en parle pas. Je suis le type à qui l'on ne demande rien, les gens se font une image de moi, ils pensent que je suis enfermé dans mon histoire. On a tellement marqué de conneries dans les journaux : l’ange déchu des nuits blanches… ils doivent me prendre pour un désespéré.

 Je suis trop typé, la presse a fait une telle caricature de moi que je n’inspire rien à personne. Je suis respecté, je le sais mais personne ne pense à moi. J’ai fait une fois une musique de film et j’ai eu un 7 d’or. Tu vois, ils sont cons, ils devraient penser à moi quand je fais des trucs ce n’est pas pourri (rires)

 

Thierry Buffetaud : C’était quel film ?

 

Mano Solo : Un film de Mehdi Charef qui s’appelait « la maison d’Alexina ». Un joli téléfilm. J’étais content de faire çà.

 

Thierry Buffetaud : Après cette tournée il va y avoir une tournée plus intimiste avec 2,3 musiciens ?

 

Mano Solo : Je pense qu’oui, après je vais me la pèter  à la Elvis. Je vais m’installer sur Paris. Je pense que je vais essayer de donner un rendez-vous dans une petite salle toutes les semaines. Un cabaret…pour m’installer. Il me faut trouver un financement pour ouvrir un lieu à moi, c’est ce qui me plairait vraiment maintenant.  Je veux pouvoir m’y exprimer quand je veux de la façon que je veux, en permanence. Comme Elvis à Las Vegas.  Si vous avez envi de voir Mano Solo, vous irez dans cet endroit. Qu’il y est des voyages organisés pour voir le nouvel Elvis à pigales  ou je ne sais où. (rires)

Voilà mes phantasmes.

 

Thierry Buffetaud : Mano Solo merci.

 

 

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  • : J'ai enregistré différents artistes pour des émissions radiophoniques... J'ai eu envi de les mettre en ligne sur ce blog tout simplement pour faire partager ces moments de rencontres...
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